Mark Je chante depuis tes eaux mes eaux Mes os portent ces âmes, amères, en chaire-mot-de-passe transitent de la vie à la mort mon eau transite par leur mort, la leur, je suis, Diluée dans des litres d'eau salée Mon crime est porté par mon immobilité, corps-quillage, ce mot-canon, ce mot-flèche, abonde sur cette eau COULEUR ROUGE-SANG rouge-gorge rouge je suis parti à la nage chavirés les cendres du passé perdu de tous, ces espaces sont perdu de tous sous mes pieds l'Atlantide le Mont analogue un monde pour certains inventé; bloqué sur ces rives scindées par le Styx j'écris le silence, mots-vestiges côtoie ces membranes de navires, c'est en coquillage que je réapparais, sous ces maillages de sables, tapissés, mais sachez qu'il ne reste d'humain que mes os, de bleu, blanc-rouge, ma carcasse trouva en eux l'espoir de naviguer restent en suspens sans jamais me retourner, j'ai navigué sur le Styx, j'ai navigué mots-reliques un sans-barque mots-reliques mots-vestiges mes mots-ruines mais rouge vert et ocre une montagne sacrée; nous avons le sang voyageur d'abord portée par le vent, puis les courants c'est par Saturne que nous sommes maintenant guidés, nos mots constellentles lumières taries, nous sommes une flotte de damnés les eaux ont maintenant séchées le fleuve et les rives forment un désert, un chemin que l'on peut emprunter c'est à contre courant que l'on marche maintenant décharnés contre ces vagues de sable, vagues de vent je n'ai pas le sang bleu, le Styx, ce sahara sous ma tête est maintenant un vaisseau en perpétuel mouvement on l'apperçu Mon corps-barque, corps-bois, mirage de sécheresse En levant la tête, celle qui Perchée sur ces montagnes sacrées, nous emmena sur notre Terre mélancolique elle observe ces paysages dévastés par les eaux, Saturna et son SpaceShip, interlude de chants refroidis par ces nuits désertes naufragés des eaux et des sables, nous voilà arrivés, relique du passé, sur cette terre de plomb, et d'harmoniques Le lien est intergalactique, Nous voilà arrivés au règne de Saturne changé en siècle d'or. Nous voilà arrivés, constellation calcaire qui, portons nos capes de bouteilles, agglutinées Nos masques de sachets amarrés. Ce lien, entre la Terre et les rivages célestes. interlude de chants notre vaisseau en perpétuel Nous les damnés, qu'agit la transformation du plomb en or des déchets en diamants, mouvement on récupère C'est sur ce bout de territoire on récupère On récupère notre souffle, nous voilà arrivés, relique du passé, sur cette terre de plomb, ce Niger nous voilà arrivés, relique du passé, sur cette terre de plomb, Nous voilà arrivés au règne de Saturne changé en siècle d'or. naufragés des eaux et des sables, nous voilà relique du passé, sur cette terre de plomb, ce Niger nos noms, cendrés corps-Casamance, corps-betsiboka Après avoir parcouru, le Noun et le Nil, Le Gange et l'Atlantique, nos corps ces corps corps Sanaga, coprs-Nyong, Nos coprs-liquides, Nos corps-Chari, Corps-Tana, corps-Comoé, corps-Ogooué, corps-Saloum nous voilà Reliques du passé, aujourd'hui sur cette terre de plomb, corps-Amazone, corps-Congo, corps-Sébou, nos corps-fleuves Nous voilà arrivés Nous voilà au règne de Saturne changé en siècle d'or. Nous voilà au règne de Saturne changé en siècle d'or. ce Niger tes ossements des histoires diaphanes J'écris avec mon sang naviguant entre ces mondes de demains, démembrés par les siens